lundi 1 décembre 2008

Linn Majik DS, Naim HDX et Système Sonos : Les serveurs à l’honneur sur evmag.fr


Voilà déjà près d’un mois qu’EcoutezVoir Magazine a ouvert ses pages et nous voulions vous remercier chaleureusement pour votre soutien et vos témoignages de sympathie !

Bien sûr, il nous reste encore beaucoup de travail pour remplir l’ensemble des rubriques que nous vous proposons de consulter, mais nous travaillons jour et nuit pour vous informer au mieux.


Cette semaine sur evmag.fr, vous pourrez découvrir le test du Linn Majik DS, le petit frère du déjà célèbre Klimax DS, dont le rapport qualité-prix nous a fortement impressionné !

À L’honneur aussi le premier serveur audiophile à disque dur le Naim Audio HDX. Une machine à l’interface utilisateur raffinée et conviviale, qui donne vraiment envie d’écouter de la musique.

Le système multipièce Sonos, des petites boites qui reprennent l’esprit d’Apple pour exporter vos morceaux préférés dans toutes les pièces de la maison !


Mais aussi…

Totem Acoustic fête ses vingt ans d’existence. L’occasion de passer en revue une partie de la gamme du constructeur et de se constituer un système 5.1 compact mais dynamique autour de ses enceintes polyvalentes.


Les Stones en concert vu par Scorsese … tout un programme en DVD et Blu-ray disc !

Et de nouvelles critiques de disque dans les jours à venir…

A bientôt sur www.evmag.fr ! Et merci encore pour votre soutien…

jeudi 23 octobre 2008

evmag.fr en ligne dès aujourd'hui !

Cette fois-ci, ça y est ! Après plusieurs mois de travail intensif, evmag.fr, le site internet d'Ecoutez Voir, est enfin en ligne.



Ce nouvel espace se veut l'extrapolation du contenu de ce blog, avec de nouvelles rubriques, de nouveaux articles et beaucoup, beaucoup plus d'espace pour laisser s'exprimer nos passions : la musique et la haute fidélité du son et de l'image sous toute ses formes.


Retrouvez une approche différente du matériel et des contenus :

- des tests d'équipements audio, photo et vidéo
- notre sélection de disques et de fichiers musicaux
- des rencontres avec les artistes et les techniciens qui leur permettent de s'exprimer
- notre agenda concerts, expositions, festivals
- Et aussi... nos reportages en coulisses !

Comme tout les nouveaux nés, EcoutezVoir Magazine aura besoin de temps pour se développer, mais nous sommes déjà fier du résultat et nous espérons vous y retrouver nombreux pour accompagner ses premiers pas ! Vos suggestions seront les bienvenues !

A très bientôt donc sur www.evmag.fr

Antoine Gresland et Christian Izorce




samedi 4 octobre 2008

Pioneer SC-LX90 Susano: LE Test complet !


Pioneer SC-LX90 « Susano ». L’intégré audio-vidéo absolu.

Retrouvez ce test et bien d'autres sur EcoutezVoir magazine : www.evmag.fr

Durée du test : 4 jours

Prix de l'appareil: 7999 euros

Pour faciliter la lecture, l’article est divisé en cinq parties

1/ Introduction
2/ Description des caractéristiques audio et vidéo
3/ Fabrication et mise en œuvre
4/ Test audio et vidéo
5/ Conclusion

La fiche technique est à la fin...

1/ La haute définition du son et de l’image dans un seul coffret

Cette fois-ci, il est devant moi : l’amplificateur Audio Vidéo absolu de Pioneer, le monstrueux SC-LX90 Susano (vu son poids et sa taille, ce qualificatif n’est pas usurpé !), trône fièrement dans mon salon, presque aussi imposant dans sa démesure que mon amplificateur de puissance Karan KA-S450 ( 79 kg tout de même !), qui se trouve juste au dessous.


Pour arriver jusqu’à la ta tablette que j’ai dégagée pour lui sur mon meuble, il aura d’abord fallu extraire les 36 kilos de la bête de son emballage (un peu léger d’ailleurs à mon goût), secondé d’une bonne âme afin de ne pas endommager au passage ni mon dos ni la finition particulièrement réussie dont il se pare.
Ce n’est pas la première fois que Pioneer développe un amplificateur intégré multicanal sans compromis. Son prédécesseur, le VSX-AX10i m’avait d’ailleurs fait forte impression en son temps, en s’imposant comme l’un des meilleurs exemples d’une catégorie « poids lourds » très à la mode chez les constructeurs japonais depuis le milieu des années 90.
Avec le Susano, il semble pourtant que l’on soit arrivé au sommet du genre. Cet appareil hors du commun cumule en effet tout ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle : dans le domaine de la vidéo Haute Définition, avec son scaler vidéo 1080p/24, dans celui de la conversion numérique audio, avec ses puces Wolfson 192 kHz-24 bits sur tous les canaux et ses décodeurs multicanal Dolby TruHD et DTS Master Audio, le tout agréé THX Ultra 2, et enfin dans celui de la puissance de sortie annoncée, avec 7 x 200 Watts ou 10 x 140 Watts sous 8 ohms. Une énergie dévastatrice qu’il doit à la technologie d’amplification numérique ICE Power de Bang et Olufsen, revue par le bureau d’études Pioneer pour alimenter sans coup férir les installations Home Cinéma les plus délirantes du marché.

2/ La polyvalence à son paroxysme.

Comme mon intention n’est pas de vous endormir, je m’abstiendrai de vous faire la description par le menu de l’ensemble des processeurs et autres subtilités techniques internes du monstre (une fiche technique très détaillée est à la disposition des curieux à la fin de cet article), pour me borner à l’essentiel de ses caractéristiques.
Le SC-LX90 Susano est une centrale Audio Vidéo qui contient tout ce que l’on peut désirer pour piloter un système Home Cinéma des plus performants, tout en s’intégrant facilement au réseau informatique de la maison.

Sous la trappe de la face avant, en plus des commandes de l'appareil, une entrée USB, une entrée audio vidéo, le mini-jack du micro de calibration, ainsi que la sélection des zones pour le multi-pièce. On aperçoit au dessus les témoins d'activation des différents canaux de l'amplificateur.

Avec l’avènement de la prise HDMI, qui remplace désormais avantageusement la péritel, l’appareil concentre l’ensemble des flux audio et vidéo en numérique via 6 entrées HDMI 1.3 capables de véhiculer les procédés Deep Color et xv Color que l’on trouve sur les disques Blu-ray. Son scaler interne permet en outre une mise au format intelligente de toutes les sources vidéo entrantes vers le 1080p, c’est-à-dire vers ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en matière de Haute Définition. Afin de faciliter l’exploitation de toutes vos sources : satellite, DVD, câble, etc. Le Pioneer est donc également doté de nombreuses entrées vidéo classiques s-vidéo, composite et composantes YUV, ainsi que des sorties correspondantes. Il est ainsi capable de gérer au mieux la vidéo en analogique (via un encodeur 297 MHz/12 bits) et en numérique, afin de s’adapter précisément à la résolution de votre écran plat ou de votre vidéo projecteur. Comme il est compatible avec la norme de communication DLNA, il est aussi capable de récupérer les fichiers audio et vidéo stockés sur votre ordinateur via un cordon Ethernet, de les gérer et même de les visualiser sur son écran de contrôle LCD couleur. Ce dernier peut également servir à visualiser, lorsque la source vidéo est raccordée en analogique, le contenu vidéo d'un DVD: une option qui se révèle pratique lorsque l'on souhaite seulement accéder à la bande son d'un concert, sans visualiser les images qui s'y rattachent.

Même constat en ce qui concerne l’audio : le Susano gère sans problème toutes les sources analogiques et numériques existantes, grâce à de nombreuses entrées RCA, optiques et coaxiales, et peut les distribuer à votre convenance, soit en stéréo (s’il s’agit d’un CD par exemple), soit en multicanal, via la pléthore de décodeurs dont il dispose. Outre toutes les versions de décodage Dolby Digital, Prologic II et DTS, il est évidemment équipé en standard des décodeurs de pointe Dolby TrueHD et DTS Master Audio qui garantissent une qualité d’écoute optimale sur l’ensemble des enceintes de votre système, grâce à un encodage sans compression, afin de vous faire profiter au mieux des bandes-son cinéma que l’on trouve sur un disque Blu-ray. Il est à noter qu’une mise à jour logicielle (firmware) est prévue, afin de garantir l’évolution des standards de décodage audio de ces deux vénérables maisons.

Une face arrière impressionnante, avec ses multitudes de prises, audio, vidéo, numérique et analogique, son connecteur Ethernet LAN, son entrée i-Pod et la possibilité de brancher jusqu'à dix enceintes, à moins que l'on préfère bi-amplifier un pack 5.1 !


3/ Une présentation et une ergonomie soignées

À l’intérieur, le Susano révèle une construction industrielle soignée autour de deux très gros transformateurs R-Core chargés d’alimenter les étages de puissance numériques placés sur la première partie de l’appareil, derrière la logique de contrôle et le large afficheur. L’arrière est réservé aux processeurs (audio et vidéo) et à la section préamplificatrice, logiquement placés au plus près des prises d’entrée, le tout étant conçu autour de CMS (composants de surface) pour garantir le trajet du signal le plus court possible.

La qualité de présentation est remarquable, avec une très belle finition noire laquée, seulement agrémentée d’une petite plaque d’aluminium sur laquelle le constructeur a pris soin de rappeler le nom de l’appareil, en japonais ! Nul besoin ici de radiateurs surdimensionnés : l'amplification numérique et son rendement proche de 80 % permettent de profiter d’une large puissance tout en limitant les calories dégagées. L’interface de commande se résume à deux gros potentiomètres numériques, sur la gauche pour la sélection des sources, sur la droite pour le volume, les boutons annexes venant prendre place sous une petite trappe, à côté de quelques entrées audio-vidéo supplémentaires.
L’interface du Susano repose d’abord sur son large écran couleur et sa télécommande. Cette dernière n’a franchement rien d’excitant, surtout si l’on se souvient du superbe modèle tactile de son prédécesseur, mais elle a le mérite d’être simple à utiliser et de pouvoir piloter d’autres appareils si l’on a le courage de la programmer. J’aurais tout de même apprécié un modèle un peu plus luxueux, en rapport avec le tarif de l’engin. Mais c’est bien le seul reproche que l’on puisse faire au Susano dans ce domaine, tant sa configuration se révèle facile. On est ici bien loin des usines à gaz que l’on pouvait rencontrer, notamment chez Yamaha voici quelques années. Si l’on a pris soin d’installer au bon endroit les appareils avec les connexions clairement repérées (les possibilités en ce domaine sont immenses, si l’on considère le nombre de branchements disponibles en face arrière, sans même évoquer les entrées cachées sous le petit panneau frontal), il ne reste plus qu’à lancer la procédure automatique MCACC Advanced et laisser faire le Susano.

Pour alimenter les enceintes, nous l’avons vu, le Pioneer dispose soit de 7 canaux de 200 watts, soit de 10 canaux de 140 watts. Voilà une excellente opportunité d’améliorer la qualité générale du système lorsque l’on ne dispose pas de la place ou du souhait d’une configuration 7 voire 10.1 ! En effet, tous les canaux d’amplification sont attribuables. Il est ainsi possible de basculer les canaux que l’on n’utilise pas sur les voies arrières vers les enceintes principales, afin de bi-amplifier celles-ci.
Ce qui est beaucoup moins réjouissant, c’est la taille des borniers enceintes proprement dite. Oubliez le fil nu : on aura du mal à introduire un câble de 2 mm de diamètre dans le peu d’espace laissé par le plastique, et cette section est incapable de faire passer convenablement la puissance disponible. Oubliez aussi les fourches, et armez vous plutôt d’une petite pince à épiler, nécessaire pour l'extraction (pénible) des opercules qui empêchent d’y introduire une banane. Franchement sur un appareil de ce niveau, Pioneer aurait pu faire mieux en proposant de beaux borniers vissants capables de gérer l’ensemble des connecteurs disponibles.

Les borniers HP du Susano sont peut-être la seule vraie faute de goût de cet appareil à la finition soignée. Trop petit pour accepter du câble de forte section, il faudra d'abord enlever les opercules réglementaires (en gris sur la photo) pour y insérer des bananes, seul moyen de connection décent, compte tenu de la puissance disponible.

Mais ne gâchons pas notre plaisir : pour le reste, une fois branché, il suffit de placer le micro fourni à sa position d'écoute favorite, de déclencher la procédure de réglage automatique d’un clic sur le bouton central de la télécommande… avant d'aller prendre un café ! Le temps que le logiciel calibre une à une les enceintes du système, réglant de lui-même distances, niveaux, réverbérations et phases, tout en effectuant une correction paramétrique des fréquences afin d’adapter l’ensemble du système à la pièce. Le résultat, nous le verrons plus loin, est très convaincant d’origine, mais il est toujours possible d’y retoucher dans un second temps, notamment en matière de niveau…

4/ Un grand son au top de la restitution multicanal.

Le Susano arrive accompagné de la certification THX Ultra 2 Plus (tant mieux pour le cinéma !) et de la distinction « Monitor Reference » des célèbres studios Air de Londres censé valider les qualités musicales de l’appareil.
Rien de mieux qu’un simple CD pour porter un premier jugement sur les capacités du Susano à faire de la musique. Dans ce domaine, j’avoue avoir eu un peu peur de rencontrer l’habituelle froideur des amplificateurs numériques. Ma première écoute repose sur le magnifique album de Joni Mitchell « Both Sides Now » dans laquelle la chanteuse américaine se fait accompagner d’un orchestre symphonique. Le résultat est tout à fait probant et même, pour tout dire, assez surprenant au premier abord. On entend beaucoup de détails et on profite d’un bel effet de présence, avec une scène sonore large et profonde. La puissance confortable s’exprime aussi bien à bas qu’à fort niveau et l’important facteur d’amortissement n’a aucun mal à contrôler les cinq voies de mes Linn Akurate 242, y compris sur des messages particulièrement chargés en basses fréquences ! Dans tous les paramètres de la reproduction, on est bien dans le haut de gamme et peu d’autres amplificateurs audio-vidéo pourront se vanter de présenter une telle aisance sur des transducteurs de ce calibre, qui ne cachent rien de la qualité du message qu’on leur envoie.
Une autre chose étonne : le SC-LX90 convertit l’ensemble des informations analogiques en informations numériques, et l’on aurait pu penser que dans ces conditions le raccordement en analogique d’un lecteur CD audiophile de haut de gamme ne ferrait pas de différence significative avec un très bon lecteur de DVD relié en numérique. Il n’en est rien. Face au Pioneer DV-868Avi, mon CD-12 fait valoir sans aucune retenue ses qualités musicales, ce qui prouve la qualité des circuits d’entrée du Susano.
Dans tous les cas de figure, le Pioneer fait donc un travail remarquable sur deux canaux, même s’il faut bien avouer qu’en termes de timbres, on est loin de la douceur et de la fluidité d’une installation purement hi-fi de prix comparable. Pour cela, il faudrait disposer d'un peu plus de naturel et d’épaisseur, d'une rondeur, sans même aller jusqu'à parler de chaleur, que l’amplification numérique du Susano n’offre pas tout à fait. En effet, on retrouve tout de même un peu ce caractère « brillant » qui caractérise souvent les modules ICE Power. Reste à savoir si un peu plus de rodage et un paramétrage plus fin de ses circuits permettraient d’en tirer un meilleur parti… une expérience que je n’ai pas eu l’occasion de mener jusqu’au bout, compte tenu du temps limité qui m’était accordé.

Quand le Susano nous fait son cinéma

S’il y a bien un domaine dans lequel le Susano se montre à la hauteur des ambitions de ses créateurs, c’est lorsqu’il s’agit de retransmettre toute l’émotion d’une bande son cinéma ! Les nombreuses heures supplémentaires affichées par mon projecteur peuvent en témoigner, le SC-LX90 est un merveilleux compagnon d’aventure ! D'abord, il y a évidemment la qualité des décodeurs et du paramétrage automatique qui sautent aux oreilles. On savoure vraiment la précision de la scène sonore en trois dimensions sans jamais que la pièce ne paraisse dépassée par les événements, même à des niveaux très, très réalistes. Il faut dire que la puissance de feu est considérable, surtout si l’on a pris soin de doubler les canaux d’amplification sur les voies principales, lorsque l’on est « seulement » en configuration 5.1, comme c’est mon cas. Dynamique et rapide, cet intégré tient les enceintes d’une main de fer, en procurant une agréable sensation d’équilibre sur l’ensemble de la bande passante. Évidemment, si l'on a envie d’en rajouter, rien ne retient l'auditeur, grâce aux nombreux modes proposés, dont le fameux mode THX qui en enlève un tout petit peu en haut du spectre et qui en fait un peu plus en bas lorsque l’action le demande : c’est de loin la configuration que j’ai préféré sur Spiderman II et Star Wars III en DVD. Quel punch, mes enfants ! Il y a des effets partout dans la pièce dans les séquences les plus mouvementées, alors que les dialogues et les ambiances, parfaitement intégrés, reconstruisent autour de moi un univers virtuel d’un naturel confondant. En mode THX comme en Dolby TrueHD, on perd même tout à fait conscience que l’on a affaire à une amplification numérique, tant l’appareil se montre cohérent et peu fatigant, sans jamais pourtant manquer de détails. C’est même la première fois que je prends autant de plaisir à savourer « 300 », le péplum halluciné de Franck Miller à la bande-son tonitruante, savourant du même coup ce que le Dolby TrueHD peut apporter au Blue-ray. J’ai regardé presque 6 heures de films sans discontinuer avec le Susano sans même m’en apercevoir. Un bon signe pour les cinéphiles les plus boulimiques, mais aussi pour le bonheur de comprendre tout ce que les metteurs en son ont voulu apporter à l’image. Quel que soit le film ou le mode de décodage utilisé, je n’ai jamais entendu une telle sensation d’espace sur une solution Home Cinéma « intégrée ». Peu d’électroniques en éléments séparés pourront faire mieux que le Susano, à moins de rejoindre des budgets encore très nettement supérieurs.
Un petit mot au passage sur la partie vidéo du Susano. La configuration des sorties, nous l’avons vu, est un vrai jeu d’enfant. L’électronique de mise au format se révèle très performante pour profiter au mieux de la Haute Définition d’un projecteur ou d’un écran à partir d’un DVD. Dans ce domaine aussi, c’est clair, Pioneer maîtrise parfaitement son sujet et le SC-LX90 constitue un scaler et un sélecteur vidéo fidèle qui facilitera grandement l’intégration de toutes les sources de votre système.


5/Conclusion :

Au final, le Pioneer SC-LX90 Susano est donc une belle réussite à mettre au crédit d’un des plus fervents soutien du Home Cinéma de haut de gamme. Sur le strict plan des performances, cet intégré tirera le meilleur parti d’une installation cinéma ambitieuse dans une pièce de 30 m2 et plus, sans jamais s’essouffler à la tâche. Précis, doté de décodeurs audio et vidéo de course et d’une puissance abondante, il plongera l'auditeur dans l’action avec une facilité déconcertante. Mais il saura aussi se montrer réaliste et équilibré sur des films plus intimistes, grâce à une belle neutralité et une remarquable capacité à spatialiser le signal.
En audio deux canaux, c’est en exploitant l'une des entrées numériques de l’appareil que l’on obtient le meilleur compromis, en liaison coaxiale avec un lecteur universel ou un drive de même niveau de gamme. Sur le plan objectif, le Susano démontre alors de réelles qualités sonores. Dynamique, précision et image sonore sont au rendez-vous, même si on reconnaît la signature de l’amplification numérique au niveau de l’épaisseur et de la richesse des timbres, inférieures dans l’absolu à une électronique hi-fi dédiée de même calibre. Rien de rédhibitoire, bien au contraire, dès lors que l’on cherche avant tout une solution performante ET polyvalente dans un contexte haut de gamme. N’oublions pas que le Pioneer est aussi DLNA, ce qui lui permettra de s'intégrer en un clin d'oeil au sein d'un réseau domestique, qu’il s’ouvre à votre i-Pod et qu’il est capable de piloter un système multizone tout à fait honorable… Le tout, avec une facilité d’utilisation et d’installation déconcertantes compte tenu des possibilités offertes. On regrettera seulement la télécommande et surtout les borniers haut-parleurs un peu légers pour un appareil de cette catégorie.
Il n’en reste pas moins que celui qui s’offrira le Susano et ses 36 kg de technologie ne sera pas déçu de son achat ! Car il pourra en fait se féliciter de posséder l’un des meilleurs systèmes Home Cinéma de la planète dans un volume (presque) raisonnable.


Antoine Gresland


Fiche technique détaillée :

Dimensions : 440 x 247 x 479 mm
Poids : 35,5 kg
Prix: 7999 euros
Conception : Châssis double couche utilisant de fines feuilles d’acier de 1,6 mm d’épaisseur et des isolateurs TAOC à forte teneur en carbone.
Caractéristiques audio : Double processeur SHARC de 3e génération pour le contrôle, convertisseurs N/A Wolfson 192 kHz/24 bits sur tous les canaux, entrée numérique DSD (pour les disques SACD) par les prises HDMI, réduction numérique de parasites, bi-amplification sur 5 canaux, certification THX Ultra 2 et Studio Air
Décodeurs audio et vidéo : Dolby TrueHD / Digital Plus / Digital Ex / Dolby Digital / PrologicIIx, DTS Master Audio / DTS HD / DTS Express DTS / DTS-ES / DTS 96/24 / DTS Neo :6 / Neural THX Surround, MPEG-2 / MPEG-2 TS / WMV / MPEG4, MP3 / LPCM / WAV / WMA / MPEG4-AAC, JPEG / BMP / PNG / TIFF / GIF
Calibrage automatique : Le Susano est équipé de la dernière génération de calibrage acoustique multicanaux Pioneer MCACC. Ce système prend en compte le nombre et la taille des enceintes, leur distance depuis la position d’écoute, le niveau de canal et la réponse en fréquence, les effets de réverbération, ainsi que l’acoustique de la pièce. Technologie exclusive de Pioneer, le contrôle de phase pleine bande minimise les différences de phase en basse fréquence et étalonne avec précision le décalage entre les enceintes.
Caractéristiques vidéo : 1080p/24, convertisseur digital avec décodeur 12 bits 3D et encodeur 297 MHz/12 bits, scaler vidéo QDEO Marvell, HDMI Deep Color et xv color
Tuner : Radio Internet : 30 mémoires, RDS hertzien : 30 mémoires
Contrôle et connexion réseau : Kuro Link (avec le reste de la gamme Pioneer), Certification PlayForSure, Certification DLNA : Permet de raccorder l’appareil à un réseau informatique domestique afin d’accéder aux fichiers multimédias (musiques, vidéos, photos) stockées sur votre PC. Le port USB frontal permet de connecter la majeure partie des lecteurs MP3 et clés USB, sans oublier la connectique spécifique iPod fournie, le contrôle de ces périphériques s’effectuant depuis la télécommande du Susano, en toute simplicité. L'Advanced Sound Retriever (correcteur de son avancé) est chargé d’optimiser la restitution des fichiers audio compressés pour une qualité d’écoute revendiquée proche de celle du CD audio.
Connectique : En façade : AV composite, s-vidéo, optique, USB, sortie casque.
À l’arrière : 8 HDMI (6 entrées, 2 sorties), 2 iLINK 2,1, Port Ethernet, 1 entrée spéciale i-Pod (livrée avec câble spécifique), 5 coaxiales SP/DIF (4 entrées, 1 sortie), optique TOS/Link (7 entrées, 2 sorties) 1 entrée analogique multicanaux 7.1, 1 sortie préampli 10.2 (!), 1 entrée phono, 8 entrées vidéo analogiques composites (et 2 REC), 4 entrées s-vidéo (et 2 REC), 5 entrées composantes YUV, sortie moniteur : 2 composantes, 1 s-vidéo, 3 composites